Projets de recherche

Il est important de communiquer les résultats. Dans le cadre de ce projet de recherche, le Partenariat pour une forêt en santé tient à diffuser les progrès du programme de recherche.

La recherche sur les stratégies d’intervention précoce porte sur la surveillance, la détection, le ciblage et le traitement de petites zones comportant des populations relativement faibles mais croissantes de tordeuse des bourgeons de l’épinette avant qu’elles n’atteignent le stade d’infestation ou d’épidémie.

En ce moment, une infestation de tordeuses des bourgeons de l’épinette se rapproche du Nouveau-Brunswick en provenance de la Gaspésie, au Québec. Les recherches sont concentrées sur des zones ciblées du nord du Nouveau-Brunswick, près des frontières du Québec, où des échantillonnages détaillés effectués en 2013
à 2016 ont démontré que des populations de tordeuse des bourgeons de l’épinette sont présentes et se multiplient.   

L’importante infestation incontrôlée au Québec s’est propagée sur 0,7 millions d’hectares en 2015, pour atteindre une superficie de plus de 7,0 millions d’hectares (le Nouveau-Brunswick compte 6 millions d’hectares de forêt). L’infestation ne prend pas seulement de l’ampleur, elle atteint la frontière du Nouveau-Brunswick.

Selon les résultats des surveillances, on a désigné des zones prioritaires pour 2016, soit près des villes de Dalhousie, de Campbellton, de Charlo, de Balmoral, de Tide Head, d’Atholville, une zone à environ 50 km au nord-ouest de Kedgwick et une autre à environ 35 km au nord-ouest de Miramichi.    

Voilà ce que nous faisons en ce moment. 

Projets de recherche : Stratégie d’intervention précoce contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette 

  1. Dynamique des populations de tordeuse des bourgeons de l’épinette durant le développement d’une infestation

    Chercheur principal : Jacques Régnière

    La recherche se penchera sur des questions touchant la densité des tordeuses des bourgeons de l’épinette à laquelle une stratégie d’intervention précoce devrait être amorcée, les produits les plus efficaces et les conséquences des méthodes de lutte antiparasitaire sur les ennemis naturels qui attaquent la tordeuse des bourgeons de l’épinette au cours des années subséquentes. Ce projet se déroule en Gaspésie, au Québec.

  2. Conséquences de la stratégie d’intervention précoce sur la tordeuse des bourgeons de l’épinette et ses ennemis naturels

    Chercheur principal : Rob Johns

    La recherche mettra à l’essai l’efficacité des méthodes de lutte antiparasitaire et évaluera les conséquences non voulues possibles sur des populations de très faible densité de la tordeuse des bourgeons de l’épinette et son complexe parasitoïde. La recherche prévoit une évaluation détaillée de la stratégie d’intervention précoce proposée et d’autres essais de pesticides et de phéromones d’importance de plus en plus grande de 2014 à 2017. Des essais ont eu lieu dans le nord du Nouveau-Brunswick en 2014, 2015 et en 2016.

  3. Attribution de codes à barres : diagnostic innovateur basé sur l’ADN pour identifier la tordeuse des bourgeons de l’épinette et ses ennemis naturels

    Chercheur principal : Alex Smith

    La recherche vise à mettre au point des outils génomiques novateurs pour quantifier et identifier le parasitisme des larves et des chrysalides de la tordeuse des bourgeons de l’épinette, ce qui permettra d’identifier les parasitoïdes dans des larves vivantes et des larves tuées par les traitements et d’évaluer l’impact de ces traitements sur les ennemis naturels de la tordeuse des bourgeons de l’épinette. La technologie sera ensuite utilisée dans les projets 2 et 8.

  4. Application aérienne de pesticides et de phéromones

    Chercheur principal : Peter Amirault

    Le programme de recherche sur les applications aériennes dans le cadre de la stratégie d’intervention précoce visant à prévenir la tordeuse des bourgeons de l’épinette a débuté sur environ 5 000 ha dans le nord du Nouveau-Brunswick en 2014. Les essais consistent à tester le Bacillus thuringiensis (Bt), Mimic et des phéromones approuvés par Santé Canada sur des populations de faible densité. D’autres essais sont prévus sur des superficies de taille croissante (environ 15 000 ha en 2015, 30 000 ha en 2016 et 80 000 ha en 2017).

    Appuyant de nombreux autres objectifs de recherche, on tente avec les applications aériennes de maintenir la tordeuse des bourgeons de l’épinette à des niveaux de population inférieurs à ceux qui entraînent une défoliation sur des zones entières. Il s’agit d’une stratégie jamais encore mise à l’essai qui a débuté par des efforts d’échantillonnage sans précédent pour localiser les populations de tordeuse au moment où elles entrent dans la phase préalable à l’infestation. À mesure que les populations candidates sont reconnues, elles font l’objet d’un traitement qui vise à les maintenir à des niveaux endémiques. Le projet a débuté en 2014 sur une superficie de traitement d’environ 4 000 ha. En 2015, la zone traitée sera étendue à quelque 15 000 ha: 60 000 ont été traités en 2016. L’ampleur des zones de traitement futures ne sera pas connue avant que l’échantillonnage des populations de tordeuse des bourgeons de l’épinette le détermine. Si la stratégie donne des résultats probants, elle contribuera à limiter l’ampleur et l’intensité des infestations de tordeuse des bourgeons de l’épinette.

  5. Formation d’épicentres et comportement migratoire de la tordeuse des bourgeons de l’épinette adulte dans l’est du Canada

    Chercheur principal : Rob Johns

    La recherche vise à surveiller les papillons de tordeuse des bourgeons de l’épinette sur de grandes superficies et à mieux comprendre le comportement migratoire depuis les « épicentres » et la formation connexes d’épicentres. Nous nous penchons sur le rôle de la migration des papillons dans le développement de nouveaux épicentres d’infestation – est-elle nécessaire ou non? Avec ce projet, un réseau de parcelles est sous surveillance de la côte nord du Québec à la Péninsule gaspésienne, au nord du Nouveau-Brunswick et au sud du Nouveau-Brunswick.

  6. Phéromones sexuelles de la tordeuse des bourgeons de l’épinette : effet d’une formulation mixte sur l’accouplement

    Chercheur principal : Peter Silk

    La recherche permettra de mettre au point et de faire homologuer un mélange de phéromones sexuelles à quatre composantes qui sera utilisé pour perturber l’accouplement de la tordeuse des bourgeons de l’épinette et évaluer si les phéromones favorisent la dispersion des papillons femelles.

  7. Utilisation de champignons endophytes pour réduire les effets de la tordeuse des bourgeons de l’épinette

    Chercheur principal : Greg Adams

    Cette recherche élargira nos connaissances sur les effets de l’inoculation de semences d’épinette destinées au reboisement avec des champignons endophytes qui produisent des toxines contre les insectes. Bien que l’interaction plante-champignon ait été commercialisée pour d’autres espèces, c’est la première tentative sur des arbres forestiers. Les premiers essais avec des semences d’épinette traitées aux champignons endophytes sont en cours dans des régions infestées par la tordeuse des bourgeons de l’épinette.

  8. Modélisation et élaboration d’un système de soutien à la décision, analyses économiques

    Chercheur principal : Dave MacLean

    Cette recherche vise à élaborer des scénarios de défoliation par la tordeuse des bourgeons de l’épinette pour d’autres stratégies d’intervention précoce, à intégrer des modèles d’efficacité des insecticides, à élaborer et à mettre à l’essai des modèles de prises de décision en matière de protection concernant les points chauds de la tordeuse des bourgeons de l’épinette et d’optimisation des parcelles traitées, et à évaluer les effets de stratégies de rechange de lutte contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette sur l’approvisionnement en bois d’œuvre, la rentabilité et l’effet sur l’économie au Nouveau-Brunswick. L’étude de l’influence de la présence de feuillus dans les peuplements sur la réduction de la défoliation du sapin baumier est en cours près d’Amqui, au Québec.