La tordeuse des bourgeons de l’épinette est un insecte indigène que beaucoup considèrent comme le ravageur le plus nuisible des forêts de l’est du Canada. À tous les 30 à 40 ans, les populations de tordeuse des bourgeons de l’épinette augmentent, ce qui donne lieu à une infestation ou à une épidémie. À l’heure actuelle, une telle infestation est en cours au Québec, et les populations commencent à augmenter au Nouveau-Brunswick et dans le reste du Canada atlantique.

La tordeuse des bourgeons de l’épinette passe l’hiver sous forme de minuscule larve hibernant dans les fissures et les crevasses des branches des arbres. Au printemps, les larves émergent et se mettent à manger les aiguilles et les bourgeons de l’année courante de sapins et épinettes. Elles continuent ainsi à s’alimenter tout au long des mois de mai et juin. Une fois qu’elles ont terminé, les larves (chenilles brunes d’une longueur d’environ 2 cm) se nymphosent et se transforment en adultes (papillons gris-brun) dans les deux semaines qui suivent environ. Les papillons se reproduisent, et la femelle pond jusqu’à 200 œufs, généralement sur la face inférieure des aiguilles des arbres. Les œufs éclosent deux semaines plus tard, et les jeunes larves se cachent pour passer l’hiver, bouclant ainsi le cycle de vie d’une année.

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Une infestation de la tordeuse des bourgeons de l’épinette

Les infestations de tordeuse des bourgeons de l’épinette s’avèrent extrêmement destructives pour le sapin baumier et l’épinette et, si elles ne sont pas gérées, peuvent entraîner un taux de mortalité important. Généralement, les infestations durent jusqu’à une décennie, durant laquelle les chenilles mangent à répétition les nouvelles aiguilles de l’épinette et du sapin. Il est important de souligner qu’il faut de quatre à six années d’infestation grave avant que l’arbre meure et que, même si les populations de tordeuses des bourgeons de l’épinette au Nouveau-Brunswick et dans le reste du Canada atlantique sont à la hausse, elles ne sont pas rendues au stade de l’infestation. Toutefois, en cas d’infestation non maîtrisée, la croissance du bois de fût pourrait diminuer de 90 %, et le taux de mortalité des arbres pourrait atteindre 85 % pour le sapin baumier mature et 35 à 40 % pour les jeunes sapins et les épinettes matures.

En 2016, l’infestation de tordeuse des bourgeons de l’épinette au Québec s’était propagée à 7,0 millions d’hectares, une zone équivalant à peu près à la superficie du Nouveau-Brunswick. D’importantes populations de tordeuses des bourgeons de l’épinette se trouvent maintenant en Gaspésie, à quelques kilomètres seulement du nord du Nouveau-Brunswick.

L’importance de contrôler l’infestation

Tous les jours, les gens du Nouveau-Brunswick s’aventurent dans les forêts de la province pour travailler, vivre et s’amuser. Il est important de protéger nos forêts et de les maintenir en santé en raison de notre mode de vie et de notre économie. Il est donc important de trouver des moyens sécuritaires de traiter les populations de tordeuses des bourgeons de l’épinette de façon proactive avant qu’elles n’atteignent le stade de l’infestation.